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En France, en 2013, plus de 3 millions de personnes diabétiques prenaient un traitement médicamenteux pour un diabète (soit 4,7% de la population). A cela, s’ajoutent les personnes diabétiques qui s’ignorent. Cette prévalence ne cesse d’augmenter en France, particulièrement chez les hommes, les jeunes (<20 ans) et les plus âgés (>80 ans).
Toutefois, cette progression enregistre un ralentissement depuis 2009 : le taux de croissance annuel moyen était de 5,4% sur la période 2006-2009 et de 2,3 % sur la période 2009-2013.
La majorité d’entre elles sont diabétiques de type 2, non insulinodépendantes (76 %). Il représente 92% des cas de diabète traité. Le diabète de type 1 représente 6 % des cas de diabète traité.

 

On dénote une association importante entre le diabète et les troubles de l’alimentation et des conduites alimentaires (TACA). En effet, les patients atteints de diabète de type 1 (DT1) sont considérés à haut risque de développer un TACA comme l’anorexie, la boulimie ou un autre trouble spécifié de l’alimentation et des conduites alimentaires (ATSACA), alors que ceux présentant déjà des symptômes d’un TACA, comme l’hyperphagie boulimique (HB) ou le trouble de l’alimentation nocturne (ou Night Eating Syndrome (NES)), sont plus à risque de développer un diabète de type 2 (DT2) .

Un patient diabétique de type 1 atteint d’un TACA présente plus de risques pour la santé qu’un patient atteint seulement d’un TCA . En effet, on remarque chez ces patients qui restreignent leurs injections d’insuline un contrôle métabolique grandement altéré (soit une hémoglobine glycosylée (ou glyquée/HbA1C) au-dessus des cibles), des épisodes plus fréquents d’acidocétose diabétique, un risque plus élevé (et prématuré) de complications micro-vasculaires (comme la rétinopathie diabétique), de même qu’un taux de mortalité plus élevé.

On recense aussi des taux plus élevés de dépression chez les adolescents atteints de DT1 et d’un TACA Bien que les TACA soient plus fréquents chez les jeunes filles, les professionnels de la santé devraient aussi être vigilants quant au développement de tels troubles chez leurs patients masculins atteints de DT1.